Euthanasie traumatique

Deux femmes témoignent de l’euthanasie traumatique de leur sœur

Johanne Montay – Source rtbf.be

Il y a 5 ans, Tinne Nys a demandé et obtenu l’euthanasie pour souffrance psychique irréversible. Aujourd’hui, sa famille s’interroge sur la manière dont les choses se sont déroulées. L’émission “Terzake” sur la VRT, a diffusé les témoignages des deux sœurs de la jeune femme. L’attitude du médecin qui a procédé à l’injection mortelle pose question. 

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C’était en avril 2010. Tinne Nys avait 38 ans. Après une séparation douloureuse, elle perd goût à la vie.

Deux mois avant sa mort, elle passe de nouveaux tests qui diagnostiquent soudain un autisme. Les deux sœurs s’étonnent que la demande d’euthanasie suive malgré tout son chemin, et que les médecins ne proposent aucune forme de traitement.

Pour accorder une euthanasie, il faut l’autorisation de trois médecins. C’est Tinne elle-même qui a choisi ces praticiens, qui n’ont échangé aucune information.

Selon la famille, le médecin qui a pratiqué l’injection était particulièrement nonchalant: “Il a pris l’exemple d’un animal de compagnie aimé qu’on soulage par une piqûre ; en plus, il n’avait pas le matériel nécessaire pour l’injection, le baxter était posé sur le fauteuil, il est tombé sur le visage de Tinne quand elle est morte. Le médecin a demandé à notre père de tenir l’aiguille dans son bras, car il avait oublié les sparadraps. Et quand elle est morte, il a demandé à nos parents s’ils voulaient contrôler l’arrêt du cœur avec le stéthoscope.”

Comment un tel amateurisme est-il possible? Y a-t-il trop de légèreté en matière d’euthanasie? Les sœurs de Tinne se posent aujourd’hui beaucoup de questions. Une procédure civile est enclenchée contre les médecins, qui n’ont pas souhaité participé au reportage de la VRT.

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